L’hôtelier en vacances : Vivement la fin des vacances.

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L’hôtelier est une personne à part. Il fait tout à contre-courant. Il se repose dans la semaine, il part en vacances dans des périodes bizarres, il habite là ou les gens ne font que passer. Bref c’est un peu un saumon sauvage. On en entend beaucoup parler, mais personne ne le voit vraiment.

Alors comme on n’est pas chien à la rédaction, on pense à nos amis hôteliers, et on vous a fait une petite sélection des habitudes de notre profession pour les vacances qui vont arriver à grands pas (mais jamais assez vite).

 

Habitude 1 : Le staycation.

Après une saison lourde, et des tas de personnes croisées en quelques semaines. (Plus de 100 000 interactions humaines en 3 mois pour un hôtelier), l’hôtelier se décide alors, à… ne pas bouger de chez lui. Réaction logique et humaine que de vouloir supprimer la moindre présence humaine de sa vie quand on en côtoie beaucoup trop en très peu de temps. Le programme sera donc de rester chez soi, de ne rien faire, et d’éviter de croiser un humain sous peine de grognements et de regards tueurs.

 

Habitude 2 : Le voyage en Corse

Bon c’est quasi systématique. Les hôteliers qui arrivent au mois d’octobre et qui prennent quelques jours favorisent les destinations au sud. Histoire de profiter des derniers rayons de soleil et de la plage sans un gamin au milieu. Alors je dis la Corse, mais ça marche avec l’Espagne du Sud, le Portugal et le Maroc. Tout dépend du budget de l’hôtelier pour ses vacances. Mais soyez certains que chaque personne qui se balade sur une plage au mois d’octobre, en pleine journée, est forcément un hôtelier.

Habitude 3 : Le camping-car.

Bon c’est une petite frange, mais elle tend à se développer. C’est généralement l’hôtelier qui en a marre de voir tous les détails gênant dans l’hôtel des petits copains, et qui n’arrive plus à dormir la nuit tellement l’image du chariot de la femme de chambre ouvert lui a fait mal au cœur. Donc pour éviter de passer ses vacances dans l’effroi il investit dans un camping-car. Plus de mauvaises surprises, on est chez soi même ailleurs.

 

Habitude 4 : Le last minute aventurier.

Dans les moments de longues déprimes, et sans aucune idée d’où partir pour se reposer, sans croiser des collègues qui ont eu la même idée, le last minute aventurier est du genre à poser son doigt sur une carte la veille du départ. C’est le genre Indiana Jones de l’hôtellerie qui revient au desk après un séjour en Mongolie inférieure, et qui fait rager ses collègues avec des histoires sensationnelles qui ne manque pas de captiver l’auditoire durant les interminables soirées syndicales de la profession. Si vous tenez à votre soirée, évitez sa table au repas annuel de la confédération syndicale. 0 moins que vous souhaitiez parler de la condition de vie des Indiens d’une tribu nomade de fin fond de la l’Amazonie.

 

Habitude 5 : L’espion qui venait du froid.

C’est le moment de faire le tour des petits copains un peu partout pour prendre de bonnes idées et critiquer les mauvaises. Un séjour aux petits oignons qui passent par 24 villes, 72 chambres d’hôtes, 1 camping bungalow et 18 aires naturelles. Le tout en seulement 15 jours. Un exploit. Le but ultime, trouver le petit détail que l’on pourra recopier dans son hôtel, et ainsi s’assurer la gloire et les félicitations de sa clientèle pour une nouvelle année. Je reconnais néanmoins que c’est fatigant comme vacances et que l’hôtelier qui pratique cela revient généralement plus crevé que reposé. Mais bon que ne ferait-on pas pour ses clients ?

Habitude 6 : le forcené.

Celui qui refuse catégoriquement d’entendre le mot vacances. Celui qui s’accroche à son desk comme une moule à son rocher. Celui qui déteste quand les autres partent parce que « les clients sont là toute l’année » ? Celui qui pense que hôtelier « c’est une vie et pas un métier » et qui ne comprend pas que les gens rentrent chez eux à la fin de la journée. Celui-là, personne ne le verra en dehors de son hôtel et il préfèrera garder les murs plutôt que de partir 3 jours. C’est une habitude qui tend à disparaître ; mais il faut éviter l’eau et la nourriture après minuit tout de même.

 

Voilà c’est tout pour moi, je suis golden Key et entre moi et la canicule, vaut mieux souffrir de la chaleur.

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Golden Key

Fils et Petit Fils de Concierge, j'ai pas eu beaucoup de choix pour mon métier. 20 ans de Desk et de réception, ça vous forme l'esprit et ça vous déforme un homme. J'ai assez d'histoire dans ma besace pour atteindre deux fois perpétuité donc, si vous avez une histoire louche avec un client, dites vous que j'ai eu la même déjà trois fois. Ma spécialité, le desk, et les clients. J'ai une spécialisation en gestion de la satisfaction client Online, et je pratique le cri primal histoire de décompresser en fin de journée. Mes passions, les philosophes antique et Jean Claude Van Damme.

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